LES GRANDES DATES DU DÉVELOPPEMENT DURABLE


Chronologie Générale



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Chronologie Territoriale



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1972 - Club de Rome : Publication du rapport Meadows
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Le Club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 53 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu'en développement.

Il doit son nom au lieu de sa première réunion à Rome, à l'Accademia dei Lincei le 8 avril 1968.

Les notions de développement durable et d'empreinte écologique font du Club de Rome un précurseur. Si, au XXIe siècle, une part de la population terrienne s'accorde à prendre en compte les problématiques environnementales, d'autres n'acceptent pas ces analyses qui impliquent beaucoup de remises en question. Ils s'en prennent parfois au Club de Rome, à l'origine de ce qu'ils pensent être du catastrophisme.

Le Club de Rome se fit connaitre mondialement en 1972 par son premier rapport, The Limits to Growth (littéralement Les limites à la croissance), traduit en français par l'interrogation Halte à la croissance ?. Son interpellation intervint à l'apogée de la période dite des Trente Glorieuses, une période de croissance sans précédent dans les pays qui se qualifiaient eux-mêmes de développés et qui laissait penser que cette croissance était sans limite imaginable. Le concept de croissance zéro, que ce rapport ne préconisait pas, fut néanmoins une des idées fondatrices de l'écologie politique.

Le rapport The limits to growth - Halte à la croissance ?, commandé en 1970 et publié en 1972 par le Club de Rome, fut aussi appelé « Rapport Meadows ». Dans ce rapport, quatre ans après la contestation de la société de consommation de 1968 dans les pays d'économie libérale, pour la première fois, les vertus de la croissance sont remises en cause par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology au nom d'une prise de conscience d'une pénurie prévisible des sources énergétiques et des conséquences du développement industriel sur l'environnement.

Les conclusions du rapport annoncent un futur inquiétant pour l'humanité. Beaucoup lui ont reproché à l'époque une certaine exagération dans ses prévisions, même si le rapport ne prévoyait aucun épuisement de ressources, ni aucun événement catastrophique avant 2010 au moins, même dans le scénario le plus défavorable (et il ne s'agissait alors que des prémices de l'effondrement).

Il fut suivi en 1974 d'un deuxième rapport du Club de Rome : « Stratégie pour demain », dont l'approche fut diversifiée et localisée selon dix grandes régions du monde ayant chacune une situation et des problématiques de développement différentes.





1987 - Rapport Brundtland "Notre avenir à tous"
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Le Rapport Brundtland, officiellement intitulé Notre avenir à tous (Our Common Future), est une publication rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Utilisé comme base au Sommet de la Terre de 1992, le rapport a popularisé l'expression de « développement durable » et a notamment apporté la définition communément admise du concept.

Depuis cette date, l'expression développement durable s'est répandue dans le monde entier.







1992 - Agenda 21
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L'Agenda 21 est un plan d'action international qui pose les bases du développement durable en termes de progrès social, économique et environnemental. Il comprend 40 chapitres et ses recommandations sont réparties entre 4 grands domaines :

Les questions sociales et économiques telles que la coopération internationale, la lutte contre la pauvreté, la modification des modes de consommation, la dynamique démographique, la santé publique;
La conservation et la gestion des ressources pour le développement, telles que la protection de l'atmosphère, la lutte contre le déboisement, contre la désertification et la sécheresse, une agriculture et un développementrural durables, la conservation de la diversité biologique, la protection des ressources des eaux douces et des océans et la bonne gestion des produits chimiques toxiques et des déchets dangereux ;
Le renforcement du rôle des "grands groupes", notamment les femmes, les enfants et les jeunes, les peuples autochtones et leurs collectivités, les ONG, les initiatives des autorités locales à l'appui de l'Agenda 21, les travailleurs et leurs syndicats, les entreprises et l'industrie, la communauté scientifique et technologique et les agriculteurs ;
Les moyens d'exécution, notamment les ressources et les mécanismes financiers, le transfert des écotechnologies, la promotion de l'éducation, d'une sensibilisation et d'une formation du public, des dispositions internationales, des insctruments et des mécaniques juridiques internationaux et une information pour la prise de décisions.




Décliné au niveau local, l'Agenda 21 est aujourd'hui l'instrument privilégié des politiques territoriales en matière de développement durable. A Johannesburg, 6416 Agendas 21 étaient déjà en cours de réalisation dans 113 pays du monde. L'Agenda 21 arrête pour un territoire considéré, les grandes orientations qui inspireront les différentes politiques locales à moyen et long terme. Il s'appuie sur un diagnostic partagé, une démarche participative et l'évaluation régulière des progrès accomplis. A la différence de la démocratie représentative, qui repose sur le principe de délégation totale de la gestion des affaires collectives aux élus, la démocratie participative renforce la participation directe des citoyens dans l'élaboration des projets et la prise de décision.





1992 - Directive Habitats du Réseau Natura 2000
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La directive 92/43/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi que des espèces de faune (biologie) et de la flore sauvages, plus généralement appelée directive Habitats Faune Flore (ou encore directive Habitats) est une mesure prise par l'Union européenne afin de promouvoir la protection et la gestion des espaces naturels et des espèces de faune et de flore à valeur patrimoniale que comportent ses États membres, dans le respect des exigences économiques, sociales et culturelles.

Elle s'appuie pour cela sur un réseau cohérent de sites écologiques protégés, le réseau Natura 2000. Elle a été rédigée dans le cadre du quatrième programme d'action communautaire en matière d'environnement de l'Union européenne (1987-1992), dont elle constitue la principale participation à la Convention sur la diversité biologique, adoptée lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 et ratifiée par la France en 1996.

La directive a pour objectif de maintenir ou de rétablir la biodiversité de l'Union européenne. Pour cela elle vise à recenser, protéger et gérer les sites d'intérêt communautaire présents sur le territoire de l'Union. Un site est dit "d'intérêt communautaire" lorsqu'il participe à la préservation d'un ou plusieurs habitats d'intérêt communautaire et d'une ou plusieurs espèces de faune et de flore d'intérêt communautaire (voir les paragraphes suivants pour une description de tels habitats et espèces), et/ou contribue de manière significative à maintenir une biodiversité élevée dans la région biogéographique considérée.

Les sites d'intérêt communautaire sont rassemblés au sein du réseau Natura 2000, qui comporte deux types de sites :

les Zones Spéciales de Conservation (ZSC), définies par la présente directive ;
les Zones de Protection Spéciale, (ZPS) définies par la Directive 79/409/CEE dite Directive Oiseaux.


Une fois qu'une ZSC est définie, les États membres doivent empêcher, par des mesures contractuelles, réglementaires ou administratives appropriées, la détérioration des habitats naturels et des habitats des espèces présents sur ces sites. Tous les six ans, chaque État membre doit transmettre à la Commission européenne un rapport concernant le déroulement de l'application de la directive, et notamment sur les mesures de gestion appliquées aux sites.

Tout projet non prévu dans la gestion et la protection du site doit faire l'objet d'une évaluation de son impact sur la conservation du site. S'il s'avère que le projet peut avoir un impact suffisamment important, il est annulé, sauf dérogation exceptionnelle pour des raisons impératives d'intérêt publique (santé et sécurité publique, bénéfice économique et social vital, ou bénéfice environnemental indirect).






1999 - Agenda 21 du CIO
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L'Agenda 21 du Mouvement Olympique a pour objectif d'encourager les membres de ce mouvement à participer activement au développement durable de notre planète. Il présente les concepts fondamentaux et les actions générales à entreprendre pour atteindre cet objectif. Il est inspiré de l'Agenda 21 de la C.N.U.E.D. (Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement), lequel a été adapté au Mouvement olympique et sportif. Il propose les grandes lignes devant guider l'activité du mouvement olympique dans les domaines où il peut apporter une contribution effective.

C'est un document de doctrine et un guide pour l'action destiné à l'ensemble des membres du Mouvement olympique et aux sportifs en général : le Comité International Olympique, les Fédérations internationales sportives, les Comités Nationaux Olympiques, les Comités d'Organisation des Jeux Olympiques, les athlètes, les clubs, les entraîneurs ainsi que l'ensemble des sportifs et des entreprises liées au sport.

L'Agenda 21 du Mouvement Olympique propose aux instances dirigeantes des champs d'intégration du développement durable dans leurs politiques. Aux individus, il indique des modes d'action qui en feront des acteurs de ce développement durable par leur manière de vivre le sport et également dans leur façon d'être.

Ce programme d'action, du CIO, s'articule autour de trois grands domaines :

L'amélioration des conditions socio-économiques
La conservation et la gestion des ressources pour un développement durable
Le renforcement du rôle des principaux groupes








2013 - Création de la Commission Territoriale Développement Durable du Sport
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Le réseau des Comités Olympiques et Sportifs sur le territoire Provence-Alpes a créé une Commission Territoriale Développement Durable du Sport. Ce réseau ainsi constitué du CROS Provence-Alpes, du CDOS des Bouches du Rhône, du CDOS Vaucluse, du CDOS des Alpes de Hautes Provence et du CDOS des Hautes Alpes souhaite ainsi mettre en place un projet cohérent sur l'ensemble du territoire Provence-Alpes autour de cet objectif qu'est le développement durable.






Dernière mise à jour le 24/12/2013

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