Actualité > ACTUALITÉ NATIONALE >

Budget sports pour 2008, l'analyse du SEJS

« Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage ... »


Selon les engagements du candidat élu à la Présidence de la République, le rattachement ministériel du secteur du sport à celui de la santé devait illustrer une stratégie de rupture et se concrétiser pas une augmentation significative des moyens consacrés au sport, 3 % des crédits de l'Etat sur la mandature (soit 4 Md €), sans compter ceux prévus pour la jeunesse, l'éducation populaire et la vie associative. Le projet annuel de performance (PAP) pour 2008 de la mission ministérielle « Sport, jeunesse et vie associative » ne montre pas cette rupture, ni le chemin d'une augmentation des moyens, bien au contraire.

On constate, comme l'an dernier, une présentation qui n'a toujours pas intégré les quelques orientations positives de la LOLF. Elle ne fait quasiment pas référence au rapport annuel de performance de 2006 et considère qu'un budget (prétendument) en augmentation est nécessairement un meilleur budget. On persiste à abuser d'effets d'affichages trompeurs, en agrégeant les moyens du CNDS aux crédits de l'Etat et en omettant de dire que la présentation n'est pas à structure constante. Bien évidemment les moyens humains, principale valeur ajoutée de ce département ministériel, continuent à chuter, comme les moyens d'intervention des services déconcentrés, ce qui pourra servir un jour, si nécessaire, de prétexte pour les supprimer. Ils ne serviront plus à rien car on leur aura retiré les moyens de servir. « Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage ... ». Ne serait-ce pas la finalité réelle de la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui a été engagée ?


Analyse complète du SEJS

Source : Inofsport.org



Moteur de Recherche