Actualité >

Quelle est la différence entre un sportif et un sédentaire ? 250 € par an !

Le 24/09/2008

Comment aider l'Assurance maladie à réaliser des millions d'économies chaque année ? En faisant du sport. Les bénéfices de l'activité physique en termes de santé ne sont plus à démontrer. En revanche, restait à chiffrer les dépenses évitées. En se basant sur les quelques études menées dans d'autres pays, des experts sont arrivés à cette estimation : chaque sportif fait économiser à la collectivité 250 euros par an !

Le sport c'est bon pour la santé !

Cet adage est bien connu et avéré. Pourtant, l'activité physique commence à peine à figurer officiellement dans les programmes de prévention, alors que l'Académie de médecine recommandait dès 1995 d'intégrer l'activité physique dans les démarches de santé.
Récemment, les études se sont multipliées, rappelant les effets positifs du sport, tant en prévention qu'en thérapeutique, et ce, même pour des activités physiques d'intensité modérée. C'est ainsi que l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en est arrivé à proposer un minimum d'une demi-heure de marche rapide par jour.
Mais si les bénéfices pour la santé sont indéniables, personne en France n'avait encore mesuré l'impact économique.

Quel est l'impact économique du sport ?

Un premier aperçu de l'impact médical monétaire du sport vient d'être proposé par le Conseil national des activités physiques et sportives (CNAPS) dans un rapport remis au ministre de la Santé.
La conclusion est une estimation basée sur trois études réalisées à l'étranger.
La première est une étude américaine : le coût des dépenses de santé d'une personne qui pratique régulièrement du sport est de 750 euros, contre 1.025 euros pour un sujet sédentaire, soit une différence de 275 euros par an.
Dans la deuxième étude (suisse), le montant des économies entre sportif et inactif s'élève à 370 euros, mais a été pondéré du montant des dépenses liées aux accidents lors de la pratique sportive (150 euros), ce qui permet d'aboutir à une économie de 220 euros par sportif et par an.
La dernière étude, néerlandaise, montre qu'en investissant 430 euros par salarié dans un programme de promotion de l'activité physique sur le lieu de travail, le bénéfice lié à la réduction de l'absentéisme est de 635 euros, soit une économie annuelle de 205 euros par travailleur.

Les estimations économiques françaises de l'activité physique

En extrapolant ces données à la population française, le CNAPS arrive aux conclusions suivantes :
L'économie annuelle de dépenses de santé entre actif et inactif est de l'ordre de 250 euros par personne.
Si on estime à 25 millions le nombre de sportifs amateurs, plus de 6 milliards d'euros de dépenses sont évités chaque année.
Si un million de Français jusque-là inactifs se lançaient dans la pratique d'une activité physique, l'Assurance maladie économiserait quelque 250 millions d'euros sur les dépenses de santé.

Prenons l'exemple des personnes atteintes d'un diabète de type 1, une affection de longue durée (ALD) classée en quatrième position en termes de remboursements, et pour laquelle il a été très récemment proposé des déremboursements. La pratique régulière d'une activité physique s'accompagne d'une diminution de la quantité de médicaments consommés (20% d'insuline en moins pour une heure de sport), d'une baisse des soins ambulatoires, d'une réduction du nombre de personnes identifiées à risque de diabète entrant en ALD, d'une chute des complications liées au diabète.

En conclusion, nous devrions tous pratiquer une activité physique régulière pour notre santé, ce qui serait également bénéfique à notre système économique…


Source : www.e-sante.fr ; CROS Poitou Charrente



Moteur de Recherche