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Etude : le temps libre des français dédié au sport

Le 26/10/2009

Le sport dopé en France par les RTT



La pratique «loisir» ne cesse d'augmenter mais pas la compétition, selon une étude TNS Sport.


Omnisports, c'est le nouveau French paradoxe : au pays de Pierre de Coubertin, l'essentiel n'est toujours pas de gagner ni même de participer, mais de s'entraîner. Une enquête publiée très récemment par TNS Sport et Ineum consulting révèle que les médailles n'intéressent pas les Français. Il ne s'agit pas des champions mais des autres, de tous les autres. Ceux qui courent au petit matin, font du vélo l'après-midi, mais qui délaissent, voire moquent le sport de compétition que 7 % seulement des Français aiment pratiquer.

Apparemment, il semble même que pour des raisons culturelles, nos compatriotes rechignent à s'identifier à leurs propres champions contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres pays. Pourtant les Français aiment faire du sport : presque un de nos compatriotes sur deux (de plus de 15 ans) déclare faire du sport. Ils ne veulent pas affoler les chronomètres et inscrire leur nom en bas d'un palmarès, mais «bouger» et «se dépenser».

Cette conception du sport loisir s'étend : seulement 17 % des personnes sondées par TNS affirment faire moins de sport que par le passé, ce qui laisse entendre que 83 % en font toujours autant sinon plus. Et si les Français font plus de sport, c'est tout simplement parce qu'ils ont plus de temps pour en faire.

Les RTT sont passées par là. Le temps libéré en semaine par l'accord sur la réduction du temps de travail est à 79 % mis à profit pour faire du sport plutôt que de le consacrer à d'autres loisirs.

Du coup, 24 % des personnes interrogées assurent pratiquer un sport plus de 4 heures par semaine. D'ailleurs les Français s'intéressent de plus en plus aux sports «longs», requérant beaucoup de temps, tels que le golf, l'équitation ou encore le ski.

L'étude de TNS Sport démontre que les sports préférés des Français sont en fait des loisirs. La natation (33 %) arrive en tête devant la randonnée pédestre (30 %) et le VTT (22 %) alors que le football et le cyclisme sur route sont en queue de peloton des dix sports les plus pratiqués.


La pétanque devant le foot

Tant pis pour les puristes, ces disciplines qui nous ont valu titres olympiques et mondiaux arrivent derrière la musculation et la pétanque sans qu'il y ait pour autant un lien entre les deux. Les sports les moins médiatisés souffrent : les championnats du monde d'escrime 2010 organisés à Paris rencontrent les pires difficultés de financement.

Côté équipement, le vélo arrive en tête puisque 58 % des sondés en possèdent un, alors que seulement 17 % possèdent une raquette de tennis soit autant que de ballons. Les appareils de musculation, de tous genres, seraient dans les foyers de 8 % des Français.

Avec les ventes d'appareils et de vêtements, le sport est un secteur très dynamique qui génère 31,7 milliards par an. À noter que si la fréquentation des stades résiste à la crise, les achats d'objets dérivés sont affectés par la situation économique. De plus, le phénomène d'identification à un club serait nettement moins important dans notre pays qu'en Allemagne, en Angleterre ou en Espagne. Dernier point, les jeux vidéos sont les principaux concurrents du sport, avant le cinéma et le théâtre, les produits technologiques et la musique. Encore l'effet RTT ?


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Source : www.le figaro.fr ; www.acteursdusport.fr



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