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Le CNOSF présente ses voeux pour 2010

Le 13/01/2010

Dans l'auditorium Nelson Paillou, Denis Masseglia s'est adressé aux représentants des fédérations sportives, de l'Etat et des partenaires institutionnels du CNOSF en dédiant cette cérémonie à son prédécesseur, Henri Sérandour qui, l'an dernier remplissait ce traditionnel office, son dernier, par un « discours très offensif ». « Comme ses prédécesseurs, eux aussi militants fédérateurs et bâtisseurs, il sera toujours présent à nos côtés » a ainsi affirmé Denis Masseglia.

Le sport, un enjeu pour la France
« Si j'avais un vœu, un seul, à formuler, ce serait que le sport soit reconnu comme un enjeu majeur pour la France » a d'abord déclaré le président du CNOSF, soulignant la contribution sociétale, le rôle économique et l'apport identitaire du sport. Ce dernier apporte notamment 1,8% du PIB français et « peut représenter très vite une source d'activité économique à forte croissance ». Le maillage territorial et les valeurs que le mouvement sportif véhicule sont un atout majeur en termes d'éducation et de lien social, mais aussi de santé et de développement durable a-t-il par ailleurs rappelé.

Denis Masseglia a également évoqué le militantisme des 2 millions et demi de bénévoles, ceux « qui veulent bien », et des 150 000 salariés qui animent au quotidien les 175 000 associations. Pour ces acteurs, il appelle à une simplification des procédures.

Vers une célébration du haut-niveau français
Parce que « les résultats de nos champions contribuent à rassembler les Français autour de celles et ceux qui les font rêver », Denis Masseglia a ensuite tenu à saluer les performances des sportifs français en 2009.
Evoquant les performances du handball et du basket-ball, Denis Masseglia s'est réjoui : « nous pouvons espérer une progression d'ensemble de notre sport de haut niveau au féminin » a-t-il déclaré, rajoutant, « nos sports collectifs ont montré que l'on pouvait y croire ».


Le président du CNOSF, qui a également salué le nouveau titre mondial de Tony Estanguet, porte drapeau de la délégation olympique à Pékin, a par ailleurs insisté sur les exploits réalisés dans les disciplines non olympiques. Les champions du monde de ces disciplines seront d'ailleurs célébrés le 19 janvier 2010 à la Maison du sport français : « ceux qui ne sont pas toujours à la « une », méritent, comme bien des athlètes olympiques d'ailleurs, mieux que l'anonymat dans lequel ils sont le plus souvent confinés ».

Denis Masseglia a d'autre part annoncé un grand rassemblement, au cours de cette année 2010, ou au tout début de 2011, de tous les champions français, olympiques ou non, mais aussi des entraîneurs et des dirigeants, voire des associations, dans un lieu à définir mais qui pourrait être le Palais omnisports de Paris-Bercy.

Annecy 2018
La candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver de 2018 a également été évoquée comme l'un des grands dossiers de l'année 2010 : « Nous y croyons, mais nous savons aussi qu'il faut remplir certaines conditions pour l'optimiser. Pour reprendre l'expression du Président de la République lui-même, il faut un chef, une équipe et un projet. Le projet est magnifique, l'équipe est là, motivée, mobilisée. Le chef doit être un sportif hivernal, reconnu par ses pairs, disponible pour une aventure terriblement exigeante. » a évoqué Denis Masseglia, précisant que le conseil d'administration du comité de candidature du 15 janvier prochain se prononcerait sur cette réorganisation.

Partenariat, mécénat, Fondation du sport français
La candidature d'Annecy n'a pas laissé le monde économique indifférent. Les programmes de partenariat du CNOSF et de la candidature ont été fusionnés « par souci de cohérence, d'efficacité et d'unité ». Denis Masseglia a tenu à saluer à ce propos les partenaires du CNOSF (Adidas, EDF, FDJ, Orange et Tarkett) et à souhaiter la bienvenue à AREA Groupe Eiffage, à Somfy et au groupe BPCE qui les rejoignent dans le cadre de cette aventure olympique.


Mais au-delà du partenariat, le président du CNOSF a souhaité insister sur le mécénat qu'il considère comme « la voie de demain, celle que le monde économique va souhaiter, comme nous, voir se développer ». Au-delà des aspects fiscaux, la dimension éducative, sociale et économique du mécénat semble d'un intérêt indéniable… et partagé, en témoigne la volonté exprimée par Laurence Parisot, présidente du MEDEF et la création au sein de ce dernier d'un comité sport conduit par Philippe Joffard, PDG de Lafuma.

Dans cette même préoccupation, Denis Masseglia a évoqué la Fondation du sport français et a chaleureusement remercié les différentes entreprises fondatrices ainsi qu'Edwige Avice, ancienne ministre chargée des Sports qui a accepté d'en piloter les travaux. Il a par ailleurs émis auprès de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et du Sport, le souhait que cette fondation puisse bénéficier des fonds actuellement en dépôt à la fondation de France. En attente de l'agrément de l'Etat, ces fonds font partie du dépôt nécessaire à l'obtention du statut de fondation abritante espéré pour cette année 2010.

Ouverture sur les prochains Jeux Olympiques d'été, Denis Masseglia a conclu ce volet avec le Club France de Londres, qui sera plutôt un village, offrant la possibilité pour le monde économique, mais aussi pour les collectivités territoriales, d'exposer leur savoir faire.

Le CNOSF au service des clubs
Au service du sport français et d'abord de ses clubs, c'est ainsi que Denis Masseglia a défini le CNOSF. « Le club a besoin d'un lien accru avec l'école. Le club a besoin aussi d'un label de reconnaissance de type utilité sociale. Il a enfin besoin que son fonctionnement soit facilité » a-t-il précisé, rajoutant : « La professionnalisation est devenue quasiment incontournable ».

Evoquant la signature, le 16 novembre 2009 avec les partenaires sociaux, d'un accord sur les certificats de qualification professionnelle répondant aux besoins saisonniers ou à durée limitée, Denis Masseglia a émis le souhait que cet accord constitue le point de départ vers une démarche accrue de la formation. En particulier, la convention proposée par Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'emploi, concernant les emplois aidés constituera une étape nouvelle en la matière. A ce titre, le président du CNOSF a remercié Rama Yade, pour le soutien manifesté dans ce dossier.

Le CNOSF au service des fédérations
Mutualisation, tel est le maitre-mot que Denis Masseglia souhaite observé par l'ensemble des fédérations sportives françaises. Le 15 décembre 2009, un séminaire fédéral a posé les bases de la coopération que le CNOSF souhaite se voir développée durant l'année 2010. « Il est effectivement apparu un réel besoin de partager, de s'unir, de s'informer et d'agir ensemble. C'est aussi un des objectifs que doit se fixer le CNOSF : faire en sorte que ces groupes d'experts se mettent en place et oeuvrent ainsi au bénéfice des fédérations. » a précisé Denis Masseglia.


Le financement des fédérations via les conventions d'objectifs et le CNDS va par ailleurs permettre en 2010 de contribuer aux actions fédérales liées au sport pour le plus grand nombre et au développement des pratiques.

Rappelant le dossier des paris sportifs, qui « a montré que dans l'unité, il était possible d'avancer et de gagner, même s'il y a encore l'étape du Sénat à franchir », Denis Masseglia a évoqué d'autres dossiers qui attendent la commission du sport professionnel du CNOSF : le futur projet de loi sur le sport professionnel, la question du numéro d'affiliation, celle liée à la concurrence en matière de droits audiovisuels, ou encore la nécessaire évolution d'une règlementation européenne adaptée à la spécificité du sport.

Le CNOSF au service des Français
Que ce soit pour le bien-être ou pour la santé, pour la lutte contre la sédentarité, l'obésité ou la malnutrition, il faut à la France un plan « sport–bien-être » ambitieux auxquels les 4 acteurs du sport soient étroitement associés a énoncé le président du CNOSF. Les bases de ce plan, élaboré avec le ministère de la Santé et des Sports témoigne de cette ambition. Au sein du CNOSF, le département de la diversité des pratiques piloté par Françoise Sauvageot et la commission médicale d'Alain Calmat sont ou vont être mobilisés pour faire des propositions de mise en œuvre. Un groupe de travail animé par Bernard Amsallem a été mis sur pied qui livrera ses conclusions pour le Conseil d'administration du 2 février.

Le CNOSF au service des athlètes
Le système français révèle le parcours de l'excellence sportive, mais ne dispose pas d'un système de détection organisé. Tout repose sur le club qui doit faire la promotion de ses activités pour recruter, en liaison avec les collectivités locales. Ce constat établi, Denis Masseglia a ébauché des perspectives de travail en faveur des athlètes de haut niveau, concernant l'avant, mais aussi l'après carrière. Deux points sont particulièrement cruciaux : l'insertion professionnelle et la retraite.

Sur ces points, la collaboration avec le MEDEF, mais aussi le travail de la commission des athlètes du CNOSF, co-présidée par David Douillet et Isabelle Severino, offre des perspectives, que le projet de loi sur le sport qui sera discuté au printemps vient renforcer.

Le CNOSF au service du rayonnement international de la France
« La crédibilité internationale ne se décrète pas, elle se conquiert par la présence, par le travail et par les initiatives » a déclaré Denis Masseglia. Résultats des sportifs de haut niveau, sollicitations dont sont l'objet les entraîneurs, présence des dirigeants français dans les instances internationales, capacité française à organiser de grandes manifestations (événements sportifs, colloques, congrès...), tous ces éléments constituent un ensemble qui marque la contribution du sport au rayonnement international de la France.


A ce titre, le président du CNOSF, a souligné la nécessité de disposer de plus de Français aux postes à responsabilités des organisations internationales. Saluant l'élection de Jean Todt à la tête de la FIA, et les présidences de Claude Azema à la pétanque, de Pascal Guillaume au billard, de Bernard Barral à la balle au tambourin et de Jean Louis Boujon au sport scolaire, Denis Masseglia a précisé que la France présidait aux destinées de 5 fédérations internationales sur les 50 qui constituent le groupe des fédérations sportives non olympiques, Bernard Lapasset président de l'IRB, étant désormais président d'une fédération internationale olympique.

Pour ce début d'année 2010, l'actualité porte sur la candidature d'Antoine Dénériaz à la commission des athlètes du CIO : « Pas une voix de la délégation française ne doit manquer à Antoine » a appelé Denis Masseglia. Le résultat du vote sera connu le 26 février.

En termes d'organisation de grands évènements, outre la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018, la France est par ailleurs candidate à l'organisation de l'Euro de football 2016 ou de la Ryder Cup 2018. Denis Masseglia a également évoqué la tenue des championnats du monde d'escrime et de badminton en 2010, ainsi que l'obtention récente, par la ville de Nice, des Jeux de la Francophonie 2013. A ce titre, Denis Masseglia engage le CNOSF dans un rapprochement avec la Francophonie, soutenu en ce sens par le CIO et le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf. Après la création de l'association des Académies olympiques francophones, en fin d'année 2009, sous l'impulsion d'André Leclercq, vice-président du CNOSF et qui, après 8 ans, vient de quitter la présidence de l'Académie nationale Olympique Française au profit de Jean Vintzel, c'est désormais l'association des CNO francophones qui est en projet.

Denis Masseglia a enfin précisé qu'il militait « et continuerai de militer pour un comité des relations internationales au sein du CNDS qui soit présidé par le président du CNOSF ».

Vers la création d'une chaîne sportive de télévision
L'un des projets forts du CNOSF pour cette année 2010 sera, indéniablement, la création d'une chaine de télévision intégrant tous les sports et toutes les pratiques, sans exclusive : « Une vraie chaîne tous publics pour toutes et pour tous, avec des événements sportifs qui devront être libres de droits parce que ceux qui ont des droits sont ceux qui sont actuellement courtisés et vus sur les autres chaînes. Ce doit être une chaîne avec des magazines, avec des reportages, en particulier sur ce qui se fait en région, avec des débats, y compris de société, ou encore avec des jeux pour fédérer un public dont je suis, comme beaucoup d'autres, convaincu qu'il existe et qu'il n'est pas limité à ceux qui sont intéressés par les sports dits majeurs. Ce doit être aussi la chaîne de tous les acteurs du sport. »

Denis Masseglia a par ailleurs rappelé que « la décision d'un appel à la concurrence pour pourvoir en 2010 ou 2011 à un ou plusieurs canaux libres sur la TNT gratuite est évidemment du ressort du CSA. En saluant les présences ici du Président Michel Boyon et de Rachid Arhab, j'aimerais leur dire que nous sommes prêts, que nous serons en partenariat avec un opérateur de l'audiovisuel et que, plus que jamais, je crois à l'intérêt de cette chaîne, à son impact, à ce qu'elle peut apporter au sport français, et qu'on aura de quoi assurer son financement ».

L'évolution de la gouvernance du sport
Cette nouvelle gouvernance, évoquée à de nombreuses reprises par Denis Masseglia depuis son élection, « aura d'autant plus de chances de réussir qu'elle aura été préparée ».
Cela passe d'abord par la reconnaissance de l'apport des collectivités territoriales qui injectent chaque année 9 milliards d'euros dans le sport pour lui permettre de remplir sa mission d'intérêt général. « Leurs responsables sont inquiets, et nous le sommes aussi, parce que le projet de loi sur les collectivités territoriales n'a pas pris en considération l'importance et la spécificité du sport. Mais, en même temps que cette inquiétude, il y a aussi la détermination et la confiance que le sport français ne sera pénalisé ni par cette réforme ni d'ailleurs par d'autres, telle la taxe carbone sur les conséquences de laquelle nous avons attiré fortement l'attention du Premier ministre » a déclaré Denis Masseglia. « Nous n'avons pas à prendre parti sur tous les aspects de la réforme des collectivités territoriales et notamment sur ceux liés au financement, même s'il y a forcément un lien de cause à effet. Nous sommes mobilisés sur les effets que cette réforme pourrait avoir sur le fonctionnement du mouvement sportif. », a-t-il rajouté, précisant que le CNOSF allait continuer son action au cours de l'année 2010.



Au-delà de cette réforme des collectivités, Denis Masseglia a évoqué l'attente du monde économique : « Je vais le dire sans ambages : collectivités territoriales, monde économique et mouvement sportif : mêmes convictions et même combat, celui d'une gouvernance du sport partagée et à responsabilités réparties, en tous cas mieux qu'actuellement. ».
Le président du CNOSF s'est par ailleurs adressé solennellement à Mesdames Roselyne Bachelot et Rama Yade. « Vous avez rendez-vous avec l'Histoire et il ne tient qu'à vous d'accélérer le processus. Osez, Mesdames, provoquer le début de l'évolution, initiez la réflexion pour une nouvelle gouvernance du sport. La RGPP 1 est là, la 2 s'annonce avec un bouleversement encore plus marqué du financement étatique. Cette situation peut se comprendre, elle ne pourra être admise que si elle se situe dans un autre mode de fonctionnement où chacun des acteurs aura son rôle et où tous n'auront pour objectif que l'optimisation de la pratique sportive et des moyens qui lui sont octroyés ».

La création d'un Haut conseil de la vie associative dans lequel la majorité sera détenue par les associations, annoncée par le Haut Commissaire Martin Hirsh en conclusion de la Journée nationale de la vie associative, l'augmentation de la représentation du mouvement associatif au sein du Conseil économique social et environnemental ainsi que la création d'une fonction de médiateur sont autant de signes qui vont dans le sens d'une meilleure considération du mouvement associatif a cependant concédé Denis Masseglia. « Alors, pour nous qui en sommes l'élément le plus important en nombre, qui avons l'histoire et l'expérience, pour nous qui sommes aussi perçus par les Français comme le plus crédible - celui en qui l'on peut le plus avoir confiance - et pour nous qui avons la volonté d'avancer de manière participative avec les autres acteurs du sport, c'est autant de raisons d'espérer » a-t-il affirmé, rassurant, avant de conclure : « L'avenir se fait aussi grâce aux convictions les plus ancrées ; et les nôtres sont indéfectibles ».

Rendez-vous le 12 janvier
Pour finir, Denis Masseglia a donné rendez-vous au 12 janvier : « A un mois de la cérémonie d'ouverture des JO de Vancouver, ce sera l'occasion de dévoiler le nom du porte drapeau de la délégation, du dispositif d'accompagnement de l'Equipe de France olympique et des diffuseurs officiels ». Précisant que ses vœux accompagnaient les athlètes au moment de la dernière ligne droite, Denis Masseglia a adressé ses très cordiales salutations « à ceux qui, malheureusement ne vont pas pouvoir concrétiser à Vancouver le rêve olympique : Jean Baptiste Grange, Pierre Emmanuel Dalcin et Thomas Fanara, auxquels on pensera très fort au moment des Jeux ».

Téléchargez le discours du président Denis Masseglia


Source : CNOSF



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