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"Les clubs sportifs dans les ZUS : des lieux d'intégration et d'éducation ?"

Le 16/02/2011

Histoire et enjeux de l'étude

Le sport à vocation sociale est né au lendemain des émeutes urbaines de Vaulx-en-Velin au début des années 1980. Les pratiques sportives en club sont apparues comme des environnements pertinents pour gérer la violence et pour pacifier les banlieues françaises. Le sport a surtout été envisagé dans les premières années de la Politique de la Ville comme un levier occupationnel, un passe temps ludique. Très rapidement, de nombreux dispositifs proposant des animations, des équipements, des formations, de l'aide à la professionnalisation ont favorisé l'émergence d'un secteur socio-sportif qui reste à ce jour parfois innovant mais aussi fragile. Le sport est devenu progressivement un outil quasi magique d'encadrement éducatif des jeunes des quartiers.

La victoire des « black blanc beur » lors du mondial de football de 1998 en France a conforté cette illusion d'un sport comme lieu de rapprochement des identités et de vivre ensemble. Les scientifiques ont cependant très tôt montré la nécessité d'adaptations sportives, d'ordre matériel, managérial et pédagogique.

Au début des années 2000, la question de l'évaluation des politiques publiques s'est imposée pour devenir une préoccupation majeure au sein de la Politique de la Ville. Or, malgré les initiatives du Ministère de la Jeunesse et des Sports en matière d'emploi aidé, la place qu'occupe le sport associatif sur les territoires prioritaires n'a jamais fait l'objet d'une évaluation sérieuse. Au-delà de certains discours incantatoires prônés par des médias et des politiques sur les vertus du sport, une zone d'ombre persiste sur les réels effets sociaux et culturels des actions socio-sportives pour les habitants des banlieues.


Organisation de l'étude

En 2007, l'Agence pour l'Education par le Sport (APELS) a initié avec le soutien du Secrétariat général du Comité Interministériel des Villes (CIV) une recherche-action inédite, « après 8 éditions de l'appel à projets Fais-Nous Rêver où nous avions repéré plus de 2000 projets en zones urbaines sensibles, il nous paraissait évident de mieux mesurer le rôle et l'impact des clubs sportifs dans les quartiers populaires » précise Jean-Philippe ACENSI, délégué général de l'APELS et instigateur du projet.


Méthodologie

Pendant 3 ans, 6 laboratoires de recherche composés de sociologues, d'anthropologues, d'économistes, de psychologues et de politologues se sont immergés dans la vie des 24 clubs sportifs implantés dans 12 Zones Urbaines Sensibles (ZUS). Sur 6 régions (Nord-Pas de Calais, Ile-de-France, Alsace, Franche-Comté, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur), les chercheurs ont eu une présence régulière et discrète au sein des clubs. Ils ont interrogé les dirigeants et ont observé la mise en place des projets. Près de 100 observations et 200 entretiens ont été réalisés.


Questions initiales ?

Comment les clubs sportifs agissent dans et pour les quartiers prioritaires? Quelles sont les actions ? Quels sont les bénéfices sociaux pour les habitants ?

Les clubs travaillent-ils avec d'autres acteurs territoriaux ? Sont-ils soutenus, valorisés et accompagnés par les pouvoirs publics ?

Les dirigeants et entraineurs ont-ils les compétences nécessaires pour porter des actions socio-sportives ? Qui sont les nouveaux militants qui bravent les épreuves pour faire aboutir des actions de solidarité par le sport ?


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Source : anovasport.apels.eu



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