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Attribuer une valeur au travail des bénévoles : un sujet qui fait débat !

Le 23/03/2011

Le bénévolat est l'essence du mouvement associatif. Il contribue de manière essentielle à l'activité des associations et il est décrit comme étant un facteur de confiance auprès du public. Ce faisant, en ce début d'année européenne du bénévolat, toute la lumière doit lui être portée. Mais faut-il le valoriser ?

Le Comité de la Charte a été saisi en juin 2010 par certains de ses membres afin qu'il établisse « un état des lieux des pratiques d'évaluation du bénévolat » et éventuellement, qu'il propose des suggestions. Détail des principales conclusions.

Faut-il évaluer les contributions bénévoles ?


La réponse à la question de savoir s'il faut évaluer le bénévolat est mitigée.

Arguments pour. Elle est positive pour plusieurs raisons. L'évaluation de la contribution bénévole permet notamment :
- de gérer et d'optimiser efficacement l'activité de bénévolat ;
- de décrire de manière complète et précise l'activité des organisations ;
- de mettre en valeur l'action des bénévoles au sein des organisations, mais aussi plus généralement au niveau de la société comme créateur de lien social ;
- de mettre en évidence le fait que les bénévoles apportent une contribution propre, qui n'apparaît pas dans les comptes en charges ou produits, emplois ou ressources.


Arguments contre. Certaines organisations estiment qu'il n'est pas possible de valoriser le bénévolat pour plusieurs raisons « pratiques » ou « philosophiques ». Elles considèrent que :
- la générosité ne peut faire l'objet d'une évaluation puisque la contribution bénévole est un don ;
- le résultat du bénévolat ne peut pas non plus être mesuré ;
- le bénévolat effectué de manière fréquente nécessite une technicité particulière. Il implique que collaborent des bénévoles et des salariés. Il peut parfois être reproché au bénévole de se substituer à un emploi rémunéré ;
- la distinction entre les activités salariées et bénévoles n'est pas toujours aisée à réaliser ;
- le bénévolat ne peut être évalué de la même façon que le salariat dans la mesure où aucun lien de subordination ne lie le bénévole à l'association dans laquelle il s'investit. Par exemple, la plus grande liberté qui caractérise le bénévole par rapport à celle accordée au salarié doit être prise en compte dans l'évaluation ;
- la valorisation est trop lourde et onéreuse ;
- le fait de connaître exactement la valeur du bénévolat pourrait occasionner une augmentation des polices d'assurance. De même, il risquerait d'être soumis à des charges sociales ou impôts.



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Source : www.associatheque.fr ; cros poitou-charentes



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