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Merci Annecy... Bravo PyeongChang !

Le 07/07/2011

Mercredi 6 juillet 2011, à Durban, la Session du CIO a désigné PyeongChang comme ville organisatrice des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018.

Cette décision, officialisée à 17h18 par le président du CIO, le Belge Jacques Rogge, a donc sonné le glas des espoirs annéciens. Obtenue dès le premier tour de vote, la victoire de PyeongChang ne souffre toutefois d'aucune contestation. Après deux échecs concédés de justesse pour l'édition hivernale des Jeux Olympiques de 2010 (attribués à Vancouver) et 2014 (Sotchi), la Corée du Sud obtient donc enfin son Graal olympique. Pour la deuxième fois après Sapporo 1972 et Nagano 1998, les Jeux Olympiques d'hiver se tiendront en Asie. Après Séoul 1988, il s'agira de la deuxième célébration olympique accueillie par la Corée, la première pour l'hiver.

Pour Annecy 2018, la présentation d'une candidature dotée d'une « vision novatrice ».

Dans la matinée du 6 juillet, la délégation française avait présenté un concept de Jeux Olympiques ancrés dans la montagne. Organisatrice des premiers Jeux Olympiques d'hiver, la France avait inscrit cette candidature dans la continuité d'une relation particulièrement étroite tissée avec l'Olympisme dès ses origines, en 1896. Néanmoins, comme l'a d'abord exprimé Guy Drut, membre du CIO pour la France, « la proposition d'Annecy 2018 recèle une vision novatrice ».

Denis Masseglia, président du CNOSF, a rappelé que : « La France est fière de l'œuvre de Pierre de Coubertin. La France est fière d'avoir participé à tous les Jeux Olympiques depuis leur rénovation. Organiser les Jeux, c'est affirmer cet héritage ». Et cet héritage, c'est en l'orientant vers l'avenir qu'Annecy 2018 a conçu son dossier.
Président de la candidature, Charles Beigbeder, vantant un projet permettant « d'initier une relation harmonieuse entre l'homme et la montagne », a renouvelé la volonté française « d'organiser des Jeux à dimension humaine ».

Présenté par Jean-Pierre Vidal, le dispositif français s'appuyait sur « un plan de sites compact appuyé sur deux pôles remarquables autour d'un concept qui mélange neige, glace et événements culturels », le tout sous le regard d'une population qui, comme l'a rappelé Pernilla Wiberg, « connait et apprécie les exploits des sports d'hiver ». La skieuse suédoise, vice-présidente, avec Jean-Pierre Vidal, de la candidature française, a par ailleurs précisé : « à chaque compétiteur les meilleurs équipements possibles avec les temps de transports les plus réduits a été notre priorité ».

« En organisant des compétitions de neige et de glace côte à côte, nos Jeux offriront à chaque athlète la chance vivre une expérience fabuleuse » a complété Gwendal Peizerat à sa suite. Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy, rappelant que la région est la première destination mondiale des sports d'hiver, a par ailleurs soutenu un projet à même de « réinventer le modèle économique de nos montagnes pour le XXIème siècle ».

La candidature française s'appuyait également sur un atout nature développé par Chantal Jouanno, ministre des Sports, anciennement secrétaire d'État chargée de l'Écologie : « Nous proposons des Jeux Olympiques avec un niveau d'exigence écologique inédit » a-t-elle déclaré, insistant notamment sur un « bilan écologique neutre ».Dans son intervention, le Premier ministre François Fillon a d'ailleurs bien souligné cet atout, rappelant que « les plus beaux événements sportifs, sont ceux qui ont été portés par la magie des lieux ».

Faisant l'éloge d' « une fantastique aire de Jeux », Kevin Rolland, le skieur freestyle de La Plagne, s'est montré tout autant enthousiaste quant au cadre exceptionnel d'Annecy. « Pour ma génération, tout le monde sait que c'est dans les Alpes française que tout a commencé et qu'elle est toujours c'est presque comme si les montagnes elles-mêmes nous appelaient », a-t-il déclaré.

En conclusion, Jean-Claude Killy, membre du CIO pour la France : « Un besoin constant de renouveler et de rajeunir l'Olympisme. Les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver exigent d'être visionnaires et intelligents et imposent la faculté rare de se transcender pour donner le meilleur ».

Néanmoins, c'est finalement PyeongChang qui a été choisie par 63 membres du CIO, la majorité absolue des 95 votants obtenue dès le premier tour de scrutin.

A la suite de cette désignation, Annecy 2018 a diffusé un message de remerciements à l'attention de tous ceux qui l'ont soutenu, et de félicitations à PyeongChang : « Merci à tous pour votre précieux soutien et félicitations à PyeongChang qui a remporté l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018. Nous sommes fiers d'avoir pris part à cette compétition et sommes convaincus que l'héritage de la candidature profitera pleinement au territoire et au mouvement sportif français. Nous avons contribué à proposer un modèle innovant et durable pour l'avenir de nos montagnes, et avec cette candidature, nous espérons avoir servi l'Olympisme, que la France aime tant. »

A l'issue du vote, Denis Masseglia commentant l'issue du vote au micro de France 2, reconnaissait les qualités du dossier coréen : « On savait que Pyengchang était favori. Ils ont fait un parcours remarquable » a-t-il ainsi déclaré. « Annecy 2018 a montré une belle image de la France », a-t-il néanmoins tenu à préciser. « Le projet de "nouveaux horizons" qui consiste à permettre à l'Asie continentale d'avoir une station accessible à tous ceux qui, en Asie, souhaiteraient pratiquer de sports d'hiver a trouvé de la résonance auprès des membres du CIO.

PyeongChang 2018 pour de « Nouveaux horizons »

Les sites de PyeongChang

Source : franceolympique.com



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