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Rapport d'évaluation KENEO

Le 13/12/2012

Valérie Fourneyron, minis­tre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education popu­laire et de la Vie asso­cia­tive, et Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), ont pré­senté, mer­credi 5 décem­bre, à l'INSEP, la nou­velle orga­ni­sa­tion des rela­tions inter­na­tio­na­les fran­çai­ses dans le sport, en pré­sence de Guy Drut, mem­bre fran­çais du Comité International Olympique.

Le Président de la République, François Hollande, lors de sa visite aux Jeux Olympiques de Londres, avait appelé à une cla­ri­fi­ca­tion des res­pon­sa­bi­li­tés dans ce domaine. Il avait incité le mou­ve­ment spor­tif à pren­dre l'ini­tia­tive, afin que la France se dote d'une poli­ti­que inter­na­tio­nale spor­tive cohé­rente, forte, et puisse por­ter l'ambi­tion olym­pi­que du pays dans les meilleu­res condi­tions. Valérie Fourneyron a honoré cette pro­messe en confiant au mou­ve­ment olym­pi­que et spor­tif tri­co­lore, repré­senté par le CNOSF, la conduite stra­té­gi­que des rela­tions inter­na­tio­na­les de la France dans le domaine du sport, un champ de com­pé­ten­ces qui était jusqu'alors par­tagé avec l'Etat. « Le mou­ve­ment spor­tif inter­na­tio­nal, du CIO aux fédé­ra­tions inter­na­tio­na­les, a une orga­ni­sa­tion établie qui lui est pro­pre, a expli­qué la minis­tre à l'INSEP. Cette orga­ni­sa­tion reconnaît comme inter­lo­cu­teur natu­rel du mou­ve­ment spor­tif inter­na­tio­nal les mou­ve­ments spor­tifs natio­naux. En ce sens, il est contre pro­duc­tif de pen­ser que ce sont les Etats qui ont la maî­trise des rela­tions avec le mou­ve­ment spor­tif inter­na­tio­nal. » « Pour don­ner les meilleu­res chan­ces à la France de rayon­ner sur la scène spor­tive mon­diale, pour lui don­ner les atouts qu'elle mérite pour por­ter son ambi­tion olym­pi­que, je suis fière de trans­fé­rer la com­pé­tence des rela­tions inter­na­tio­na­les spor­ti­ves, offi­ciel­le­ment et pour la pre­mière fois, au mou­ve­ment spor­tif fran­çais », a pour­suivi Valérie Fourneyron qui s'est d'ailleurs lon­gue­ment entre­te­nue avec les pré­si­dents des dif­fé­ren­tes fédé­ra­tions spor­ti­ves fran­çai­ses, mer­credi, sur les grands axes de la poli­ti­que spor­tive.

Bernard Lapasset, Président de l'International Rugby Board et per­son­na­lité reconnue, pren­dra la direc­tion de cette stra­té­gie, avec pour feuille de route :

• d'assu­rer et ren­for­cer la pré­sence de la France au sein des ins­tan­ces spor­ti­ves inter­na­tio­na­les ;

• d'accom­pa­gner le mou­ve­ment olym­pi­que et spor­tif, ainsi que les fédé­ra­tions, dans leurs démar­ches de can­di­da­ture aux com­pé­ti­tions inter­na­tio­na­les majeu­res ;

• de pro­mou­voir les échanges d'exper­tise et de savoir-faire spor­tifs entre la France et les pays tiers ;

• d'assu­rer la trans­mis­sion des expé­rien­ces acqui­ses lors des gran­des mani­fes­ta­tions orga­ni­sées en France.

La conven­tion établie entre le minis­tère et le CNOSF béné­fi­ciera également de la mise à dis­po­si­tion du jeune retraité Tony Estanguet, tri­ple cham­pion olym­pi­que de canoë-kayak et agent du minis­tère. « Aujourd'hui est un grand jour parce qu'il mar­que vrai­ment l'évolution de la gou­ver­nance du sport sur laquelle nous nous som­mes enga­gés depuis quel­ques années, a sou­li­gné Denis Masseglia. Nous allons rele­ver le chal­lenge des rela­tions inter­na­tio­na­les, avec l'Etat, avec les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les, avec le monde économique, avec les médias, avec cel­les et ceux qui nous ferons confiance. Il ne s'agit sur­tout pas de tra­vailler seul mais bien évidemment d'opti­mi­ser avec les autres acteurs le rayon­ne­ment inter­na­tio­nal de notre pays. Nous pen­sons être à même d'impul­ser, coor­don­ner, fédé­rer et repré­sen­ter l'ensem­ble du dis­po­si­tif. »

Cette nou­velle orga­ni­sa­tion conduit à l'aban­don du Comité Stratégique International, qui était implanté au sein du Centre National de Développement du Sport.

Pour sa part, l'État recen­trera ses inter­ven­tions à l'inter­na­tio­nal sur trois enjeux majeurs :

• La nomi­na­tion d'un délé­gué inter­mi­nis­té­riel aux grands évènements spor­tifs qui coor­don­nera l'action publi­que dans la pré­pa­ra­tion des gran­des com­pé­ti­tions déjà attri­buées à notre pays ;

• L'acti­va­tion concer­tée des réseaux diplo­ma­ti­ques, économiques et tou­ris­ti­ques fran­çais ;

• L'accom­pa­gne­ment et la pro­mo­tion des entre­pri­ses spor­ti­ves fran­çai­ses sur les mar­chés inter­na­tio­naux.

« Nous allons “chan­ger de bra­quet” et nous inves­tir pour ser­vir le rayon­ne­ment de notre pays et de nos entre­pri­ses, a confirmé la minis­tre. Nous allons mieux par­ta­ger, mieux tra­vailler, mieux échanger pour plus d'effi­ca­cité. » Un groupe de coor­di­na­tion, également pré­sidé par Bernard Lapasset, sera chargé d'arti­cu­ler les actions du mou­ve­ment spor­tif et cel­les de l'État, en rela­tion avec le monde de l'entre­prise et les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les.

À l'occa­sion de cette pré­sen­ta­tion de la nou­velle orga­ni­sa­tion des rela­tions inter­na­tio­na­les fran­çai­ses dans le sport, les conclu­sions du rap­port d'évaluation des can­di­da­tu­res fran­çai­ses aux Jeux Olympiques et Paralympiques ont également été ren­dues publi­ques. La fina­lité de cette étude était de faire une ana­lyse des échecs de ces dif­fé­ren­tes can­di­da­tu­res et d'en tirer les ensei­gne­ments. Seize pro­po­si­tions ont notam­ment été for­mu­lées dans l'éventualité d'une can­di­da­ture future.

Téléchargez la synthèse du rapport KENEO

Source : Ministère des Sports



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