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Cancer : du sport pour le prévenir et mieux le guérir

Le 19/03/2014

Toutes les études scientifiques prouvent que la pratique régulière d'une activité physique et sportive réduit le risque de développer un certain nombre de cancers. Et quand le mal est là - chaque jour, on compte près de 1 000 nouveaux malades en France -, l'activité physique permet de mieux supporter les traitements. Elle aide ainsi à la guérison et elle limite les risques de récidives. C'est pourquoi la Fondation ARC a créé un nouvel axe de recherche portant sur l'impact du sport dans la prévention et la prise en charge de la maladie. Une action en partenariat avec la Fédération française de la randonnée pédestre et la Fédération française de triathlon.

Une activité physique est indispensable pour rester en bonne santé, cela on le sait depuis longtemps. Des études scientifiques l'expliquent très bien en raison de différents mécanismes biologiques. Tout d'abord, elle permet de prévenir le surpoids et l'obésité, qui sont des facteurs de risque connus de certains cancers et qui peuvent aussi augmenter le risque de récidive. Bouger module aussi la production de certaines hormones, de divers facteurs de croissance et stimulerait le système immunitaire, ce qui renforce les défenses naturelles contre les cellules cancéreuses. Enfin, faire de l'exercice accélère le transit intestinal, réduisant l'exposition de la muqueuse digestive aux agents cancérigènes alimentaires. Conséquence : les spécialistes estiment que l'activité physique diminue le risque de cancer du côlon de 18 % chez l'homme et de 20 % chez la femme. Chez ces dernières, elle réduit aussi de plus de 20 % le risque de cancer du sein, en particulier après la ménopause, et de 26 % celui de cancer de l'endomètre. Ce bénéfice pourrait également concerner d'autres types de tumeurs malignes.

Estime de soi

D'autre part, pendant le traitement, la pratique régulière d'une activité physique contribue à améliorer la qualité de vie des malades. Certes, elle n'a pas d'effet direct sur les cellules cancéreuses, mais elle facilite la prise en charge des effets secondaires des thérapies. Grâce à un entraînement régulier, le corps supporte mieux les lourds traitements, le sommeil est de meilleure qualité, la fonte musculaire ainsi que l'ostéoporose sont ralenties et la toxicité des produits médicamenteux utilisés pour les thérapies ciblées est moindre. En plus, tous ceux et celles qui trouvent l'énergie de commencer à bouger en ressentent très vite les bénéfices en termes d'estime de soi.

Enfin, denier point et non le moindre : l'activité physique diminue le risque de récidive chez les personnes en rémission. Selon les études, les rechutes des cancers du sein, du côlon et de la prostate peuvent être réduites de près de 50 %. Bien sûr, l'intensité du sport doit être adaptée à l'état de santé de chacun. Et les médecins conseillent souvent une activité pratiquée en groupe pour renforcer les liens sociaux et permettre de se sentir moins isolé. Bref, de retrouver la "vraie" vie.

Par ANNE JEANBLANC

Source : www.lepoint.fr



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