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Sport sur ordonnance


Marcher, nager, courir, ces activités physiques pourraient être prescrites au même titre qu'un médicament. Les médecins libéraux planchent sur le sujet.


Dossier médical personnalisé, diabète grande cause régionale 2015, santé des soignants, etc. L'union régionale en Poitou-Charentes des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux s'est réunie récemment à Chasseneuil. Philippe Boutin qui préside cet organisme -dont l'objectif est de réfléchir à des propositions relatives à l'organisation du système de santé a donc présenté les grandes orientations 2015. Parmi ces grands axes, la prescription des activités physiques et sportives sur ordonnance (priorité de la loi de santé bien être de 2013) figure en bonne place. L'idée de ce projet dont les modalités de mise en œuvre ne sont pas encore arrêtées dans la région s'est imposée aux soignants à partir d'un constat démographique.

Site accrédité et personnels formés


Le vieillissement de la population s'accompagne d'un accroissement du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques et (ou) de maladies métabolisées (cholestérol, diabète, maladies cardio-vasculaires, hypertension, etc.). Le pilotage de cette priorité est assuré dans la région par l'ARS Poitou-Charentes.

L'Agence régionale de santé a réuni l'ensemble des acteurs(*) pour entamer la phase de réflexion. « Nous sommes maintenant en phase d'organisation, indique le Dr Philippe Bouchand, en charge de ce dossier à l'URPS. Il ne s'agit pas de se substituer à des organismes ou des structures existants qui prennent en charge le suivi des patients après la survenue d'un problème de santé, un accident cardiaque par exemple... Sous la tutelle du CROS, avec le soutien du conseil régional, avec les salles ou les clubs sportifs accrédités, c'est-à-dire répondant à un cahier des charges bien précis, avec un panel de médecins spécialement formés, nous souhaitons prendre en charge, dans le cadre d'une prévention primaire, avant la survenue d'un problème de santé. » L'idée est de limiter, de retarder voire de diminuer les conséquences des maladies chroniques en prescrivant une pratique d'activités prolongées et d'intensité modérée dans une structure adaptée. C'est aussi de réinsérer sur le plan familial et professionnel un patient après un évènement de santé aigu.

On est encore loin de la phase opérationnelle. Elle sera précédé d'un test qui pourrait être lancé en 2016. « L'idée est de créer un site pilote dans la région avant de transposer cette expérimentation à tous les territoires du Poitou-Charentes. »

(*) URPS, Direction Jeunesse, Sport et cohésion sociale, associations et clubs, le comité régional olympique et sportif Poitou-Charentes, la faculté de médecine, la faculté des Sports.




Source : Centre Presse



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