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Revue de presse : Sport santé

Le 15/04/2015

REVUE DE PRESSE SPORT SANTÉ


Le sport sur ordonnance voté par l'Assemblée

À côté des médicaments pourrait bientôt figurer sur l'ordonnance du médecin une nouvelle prescription : des activités physiques. L'Assemblée nationale a voté cet amendement vendredi 10 avril.

Strasbourg expérimente depuis trois ans les séances de sport sur ordonnance pour les malades chroniques. Des études scientifiques soulignent les bienfaits de l'activité sportive dans certains cancers. Avec une réduction par exemple de 30 % de la mortalité chez les malades atteintes d'un cancer du sein.
D'autres villes vont tester

Gratuites la première année pour les patients, ces séances de sport sont financées par la ville et différents organismes de santé. Ils en mesurent les effets à long terme. "Là, on prévient le diabète et l'hypertension, mais on doit aussi prévenir l'infarctus, l'accident vasculaire, qui sont des complications de ces maladies et qui coûtent très cher à la société", explique le Dr Alexandre Feltz au micro de France 2.

Aujourd'hui, plus de 170 médecins généralistes prescrivent à Strasbourg le sport sur ordonnance. D'autres villes comme Blagnac ou Biarritz ont décidé de lui emboîter le pas.




Source : Francetvinfo


Le sport, prescrit comme les médicaments ? Des bénéfices indéniables pour mes patients

Et si l'activité physique était prescrite par un médecin à un patient, de la même manière qu'un médicament ? Valérie Fourneyron, ex-ministre des Sports, a déposé un amendement à la loi Santé en ce sens, visant à développer le sport sur ordonnance. Une pratique à l'initiative de la municipalité de Blagnac et coordonnée par François Lafon, médecin généraliste et médecin du sport. Témoignage.

Ces dernières décennies, de multiples études l'ont démontré : la sédentarité accroît considérablement les risques de contracter une pathologie chronique, tels que le diabète, l'obésité, l'hypertension, ou encore une insuffisance respiratoire, et complique très souvent leur évolution. Selon un travail publié aux USA en 2000 par les promoteurs du "Diabetes prevention program", la pratique de 45 minutes de marche trois fois par semaine, associée à une modification des habitudes alimentaires, diminue de près de 58% les risques de contracter un diabète ! En novembre 2013, à Blagnac, une initiative nouvelle a donc été mise en place : la possibilité pour les médecins de la ville de prescrire un programme d'activité physique à certains patients porteurs de pathologie chronique.

Rassurer, encourager, remettre en forme

La mise en place de ce programme part du constat que si la pratique sportive est indéniablement bénéfique pour la santé, les blocages sont nombreux pour que les patients s'y mettent vraiment. Avec ce dispositif, il s'agit donc de les encourager, de les rassurer, de les reconditionner à la pratique d'un sport en toute sécurité pour leur donner confiance, les remettre en forme et les réautonomiser. Beaucoup ont perdu l'habitude de bouger, ce programme vise à leur mettre le pied à l'étirer. Le dispositif est simple : c'est le médecin qui détermine le niveau d'exercice et c'est le service des sports de la mairie qui prend en charge ces patients. Tous les trois mois, un point est fait par l'éducateur sportif et le médecin prescripteur. Le programme dure un an, les patients sont encadrés par des éducateurs, et toutes ces activités sont prises en charge par la mairie. Le patient n'a donc rien à débourser. Ce sont des activités d'endurance qui sont privilégiées : marche active, la natation, l'aquagym ou le renforcement musculaire. Et elles s'adressent surtout à un public de seniors.

L'objectif n'est pas de remplacer les médicaments

Ce dispositif n'a pas pour objectif premier de faire faire des économies à la Sécurité sociale en supprimant le traitement par médicaments et de diminuer le coût de prise en charge d'un malade. L'activité physique est un véritable élément thérapeutique, elle est donc associée à un traitement. Elle n'a pas forcément vocation à le remplacer complètement. Toutefois, quand les résultats suivent, on s'aperçoit que cela permet d'alléger peu à peu la consommation de médicaments et les traitements et donc de diminuer le coût de la maladie. De plus, des économies substantielles peuvent être obtenues par la diminution des complications qu'occasionne l'activité physique : moins d'hospitalisations, mois de décompensations aiguës. Non seulement le sport a des effets métaboliques sur le corps humain, tels que la perte de poids, la baisse du taux de sucre, la hausse de la masse musculaire, le développement des réseaux artériels, l'augmentation de la capacité de fixation de l'oxygène, mais il a aussi des effets très positifs sur le psychique. Chez les 45 patients qui ont adhéré à ce programme en deux ans, l'amélioration de la condition physique et de la qualité de vie des patients est indéniable.

Une prise de conscience tardive des vertus du sport

Il est encourageant qu'un amendement visant à développer ce type de dispositif ait été déposé. Mais il est assez regrettable que la France mette autant de temps à prendre conscience des bénéfices que l'on peut tirer de la pratique d'une activité physique régulière. Les campagnes de sensibilisation sont utiles mais insuffisantes. Il faut aller bien plus loin. Des pays s'y sont mis plus rapidement que nous, tels que la Suisse ou le Canada, où les médecins sont même formés en conséquence par exemple. Alors que cela fait plus de vingt ans que des études chiffrant avec précision les effets du sport sur la santé sont publiées, de telles initiatives restent rares. Dans notre pays, on a trop longtemps sous-estimé l'importance de l'activité physique en privilégiant l'aspect compétitif du sport et non le bien-être que procure une activité physique régulière. Il est à espérer que cet amendement aboutisse mais aussi et surtout que des moyens conséquents soient mobilisés en conséquence.


Source : Nouvelobs


Pour vivre vieux, faire du sport c'est bien, mais de manière soutenue, c'est mieux

Faire de l'exercice physique de manière soutenue est essentiel pour éviter une mort prématurée, selon une vaste étude menée en Australie avec des personnes d'âge moyen et plus âgées, publiée lundi 6 avril aux Etats-Unis dans la revue JAMA Internal Medicine. Les chercheurs ont suivi 204.542 sujets de plus de 45 ans pendant plus de six ans, répartis dans trois groupes. L'un était sédentaire, un autre faisait de l'exercice d'intensité modérée, comme de la natation, tandis que d'autres faisaient des efforts vigoureux, couraient régulièrement, faisaient de l'aérobic ou du tennis.

"Des effets importants pour la longévité"

Les auteurs ont constaté que ceux qui faisaient de l'exercice vigoureux avaient une réduction de 13% du risque de mortalité par rapport aux sédentaires et de 9% pour ceux dont l'exercice était moins énergique. "Les bienfaits d'une activité physique soutenue ont été observés chez des hommes et des femmes de tous âges et étaient indépendants du temps passé à être actif", explique le Dr Klaus Gebel du Centre de prévention des maladies chroniques de l'Université James Cook en Australie, l'un des auteurs de cette recherche. "L'exercice physique soutenu peut produire des effets importants pour la longévité, que l'on souffre ou pas d'une maladie cardiaque, d'obésité ou de diabète", souligne-t-il. Pour le Dr Melody Ding, de la faculté de santé publique de l'Université de Sydney, cette recherche indique que des activités physiques énergiques devraient être davantage encouragées par les médecins et les autorités sanitaires. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires aux Etats-Unis, en Europe et en Australie recommandent qu'un adulte fasse au moins 150 minutes d'activité physique modérée par semaine, ou 75 minutes d'activité vigoureuse. "Notre recherche indique qu'encourager des efforts physiques plus intenses pourrait contribuer à empêcher des décès évitables plus jeunes", note le Dr Ding. "Notre étude indique que même de petites doses d'activités physiques soutenues peuvent aider à réduire le risque de mort prématurée", acquiesce le Dr Gebel.

L'importance d'enseigner "la réanimation cardio-respiratoire"

Par ailleurs, une autre recherche publiée lundi dans la revue médicale Circulation de l'American Heart Association indique que les arrêts cardiaques pendant le sport d'adultes d'âge moyen et physiquement actifs sont rares. Cette étude a analysé 1247 cas de crises cardiaques chez des hommes et femmes âgés de 35 à 65 ans. Elle révèle que 63, ou 5%, ont coïncidé avec une activité sportive, comme le jogging (27%), le basketball (17%) et le cyclisme (14%). Dans deux-tiers des cas, les patients souffraient d'une maladie cardiovasculaire déjà diagnostiquée ou avaient eu des symptômes. En appliquant ces résultats à l'ensemble de la population américaine, les chercheurs ont calculé que 2269 arrêts cardiaques soudains se produiront annuellement chez les hommes et 136 parmi les femmes dans le groupe des 35 à 65 ans. "Notre étude conforte l'idée des bienfaits de l'exercice physique et du fait qu'il ne représente qu'un faible risque cardiaque chez les personnes d'âge moyen", souligne le Dr Sumeet Chugh de l'Institut du coeur Cedars-Sinai à Los Angeles, le principal auteur. Il met aussi en avant l'importance d'enseigner "la réanimation cardio-respiratoire, à l'heure où la population américaine vieillit et que la génération du Baby Boom est de plus en plus impliquée dans des activités sportives pour tenter de prolonger sa vie".


Source : Huffingtonpost


Les activités physiques et sportives (APS) : Bénéfices sur la santé des jeunes

Pour lʼacquisition et le maintien dʼune bonne santé, les experts recommandent un minimum de 60 minutes par jour dʼactivités physiques dʼintensité modérée ou plus élevée chez les jeunes, sous forme de sports, de jeux ou dʼactivités de la vie quotidienne. Il faut inclure dans le programme d'activité physique des activités d'intensité élevée et des activités de renforcement des muscles et des os (musculation, activités avec impact,sauts...) au moins 20 minutes 3 fois par semaine. Source : OMS (2011) Recommandations mondiales pour lʼactivité physique et la santé. En parallèle, pendant les loisirs, il est recommandé de limiter le temps passé devant les écrans (jeux vidéos, ordinateurs, télévision).

Promouvoir et développer lʼactivité physique des jeunes, cela passe par :
Travailler sur les diverses possibilités dʼaccroître, au quotidien, la pratique globale dʼactivité physique des enfants et des adolescents
Valoriser auprès des jeunes toutes les activités physiques quʼils peuvent intégrer dans leurs activités de tous les jours comme par exemple marcher, promener le chien, et ceci malgré différents obstacles (fatigue, devoirs, etc.), en leur expliquant que le sport nʼest pas la seule façon dʼêtre actif.
Diminuer le temps de sédentarité pendant les loisirs (temps passé devant les écrans : jeux vidéos, ordinateurs, télévision

Pour les jeunes, faire de lʼactivité physique, cela peut être :
Pratiquer tous les jeux de plein air
Se déplacer à pied, à vélo ou en rollers
Encourager la marche à pied pour aller à lʼécole
Promener le chien ou faire des courses
Prendre lʼhabitude de monter les escaliers à pied au lieu de prendre lʼascenseur


Télécharger les fiches :
"Les activités physiques et sportives (APS) : Bénéfices sur la santé des jeunes"
"Sport, santé, activité physique, sédentarité : de quoi parle-t-on ?"
"Les activités physiques et sportives (APS) Une pratique régulière au service de la santé"
"Activités physiques et sportives : Bénéfices sur la santé des seniors"

Interventions d'experts et témoignages :




Source : MVJS







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