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Paris 2024 : le CNOSF sonne la mobilisation générale

Le 30/09/2015

REVUE DE PRESSE PARIS 2024



Paris-2024: le CNOSF sonne la mobilisation générale

«Je rêve des Jeux» ! A 20h24 tapantes vendredi, Teddy Riner et Tony Parker lanceront la campagne de mobilisation autour de Paris et des JO 2024: SMS de soutien, bracelets, dons permettront à la candidature parisienne de compter ses partisans et d'alimenter ses caisses.

Au top départ, donné en direct dans les JT de TF1 et France 2 par l'octuple champion du monde de judo et le meneur de jeu des Spurs de San Antonio, autour du président du CNOSF Denis Masseglia, ouvrira le numéro de téléphone spécial auquel envoyer les SMS de soutien: pour chaque texto «2024» envoyé au numéro 72024, ce sont 65 centimes d'euros qui tomberont dans l'escarcelle de Paris 2024, de vendredi soir jusqu'au 31 décembre au soir à minuit.

Dès samedi matin, les chaînes de grande distribution mettront en vente 1,5 million de bracelets de tissu ornés de pétales bleu-blanc-rouge et du slogan «Je rêve des Jeux». Un stock destiné à être renouvelé jusqu'à l'élection de la ville hôte des Jeux, en 2017, et qui sera également écoulé via les clubs, les collectivités territoriales et les entreprises partenaires.

Pour 2 euros, les acheteurs ne porteront pas un simple bracelet mais un «bijou», créé par le handballeur Luc Abalo, champion du monde et olympique.

Parallèlement, le site jerevedesjeux.com proposera une opération de crowfunding. Pour 20,24 euros, tout un chacun pourra devenir «bienfaiteur» de la candidature, voire «mécène» dans le cas des 2024 grands contributeurs invités à offrir 2024 euros par an jusqu'en 2017.

- 'Personne n'a jamais fait ça' -

L'objectif de l'opération est double: compter ses forces et mesurer l'engouement populaire pour le projet olympique, une popularité à laquelle le Comité international olympique est très attentif, mais également lever des fonds pour une candidature à 60 millions d'euros que les Français et les Franciliens en particulier n'ont pas envie de voir financée grâce à de l'argent public.

Prudent, Denis Masseglia, chargé par le comité de candidature d'orchestrer cette opération, n'avance pas d'objectif chiffré. «Je m'y refuse, dit-il, mais je raisonne en terme de potentiel. Je sais que selon une enquête réalisée en février, 40% des Français étaient prêts à donner un euro».

L'objectif financier est d'autant plus périlleux à fixer que cette opération, assez banale dans le cas de grandes causes caritatives ou sanitaires, est la première du genre montée pour l'organisation d'un grand événement sportif. «Il n'y a aucune référence, reprend Masseglia. Personne n'a jamais fait ça, du moins sous cette forme.»

Aux commandes, le CNOSF (NDLR: le comité olympique français) a depuis huit mois mobilisé ses réseaux tentaculaires. Car le mouvement sportif en France, ce sont 175.000 associations, 17 millions de licenciés, des conventions de partenariats avec l'Association des maires de France, les élus, les partenaires sociaux... Un gigantesque potentiel de donateurs.

«L'inconnue, redoute Masseglia, c'est l'inertie»; Combien de temps vont mettre les gens à adhérer ? Le premier week-end sera-t-il décisif ? «Dans tous les cas, quel que soit le résultat final, on aura été innovant.» Et le CIO, qui en appelle désormais aux stratégies alternatives, aura forcément été sensible à la manoeuvre.

Sources : Libération


JO 2024 - Masseglia : "La mobilisation, le critère le plus important"

Invité des Grandes Gueules sur RMC en cette journée spéciale « Je rêve des Jeux », Denis Masseglia a expliqué en quoi cette campagne de financement participatif, initiée ce vendredi, peut s'avérer cruciale pour décrocher l'organisation des JO 2024. Le président du CNOSF a souligné par ailleurs l'importance d'un tel événement pour le pays.

Quel est l'objectif de de cette campagne de financement participatif ?

L'opération « Je rêve des Jeux » a pour but de susciter un engouement, une mobilisation et une participation. On donne l'occasion à ces gens qui veulent faire partie de l'aventure, qui rêvent des Jeux de pouvoir montrer leur adhésion, comme envoyer "2024" par SMS au numéro 72024.

La candidature a besoin d'argent ?

Un acte volontariste est nettement mieux perçu qu'un acte simple, comme répondre "oui" à un sondage d'opinion. Envoyer un SMS à 65 centimes d'euros n'a pas le même impact. La mobilisation populaire est peut-être le critère de choix le plus important. Certaines villes ont renoncé à cause de référendums négatifs.
« Cet événement va changer les choses »


Comment mobiliser la France entière ?

Ça concerne tous les Français de métropole et d'outre-mer. Le mouvement sportif est le plus organisé sur le plan territorial, il a un maillage avec 175 000 clubs. On s'adresse à tous nos partenaires, les communes, les entreprises. Je veux souligner l'extraordinaire mobilisation des médias. C'est formidable de voir l'engouement dont les médias, comme RMC, ont pu faire preuve pour que ce message puisse passer.


Le village sera en Seine-Saint-Denis, puis transformé en HLM, dans une banlieue qui en compte déjà plus de 70%...

Il n'est pas du tout acquis que le village soit utilisé comme cela par la suite. On souhaite aussi un héritage sportif. On peut imaginer qu'une partie du village serve à une université à un centre de recherche pour le sport, à un centre de sport-loisir. On ne veut pas le Jeux pour le plaisir de les organiser. On veut des Jeux car c'est un formidable accélérateur de particules sociétales. Le sport c'est de l'éducation, du lien social, de la santé. Un événement comme celui-là va changer les choses.


Sources : BFM TV


JO 2024 - Lapasset: " Il faut que 90% de Français soient favorables à l'organisation des JO "

Invité du Super Moscato Show sur RMC en cette journée spéciale « Je rêve des Jeux », Bernard Lapasset, président du prochain Groupement d'intérêt public (GIP) Paris 2024, a souligné l'importance du financement participatif pour la campagne de candidature, inauguré ce vendredi.

Quel est l'objectif principal de cette campagne de financement participatif ?

L'objectif final est de mobiliser l'ensemble du sport français. Lors de la dernière année avant l'élection, il y aura un sondage fait par le CIO. C'est dans les statuts. Il faut qu'il donne 90% de Français favorables à l'organisation des JO. Il faut déterminer un processus qui donne à la France la force de se mobiliser pour les JO 2024. Tout se passe dans l'engouement que l'on va provoquer.


Dans quels domaines sommes-nous meilleurs qu'en 2005, lors de l'attribution des JO 2012 à Londres ?

Ce qui change énormément, c'est que derrière un dossier qui sera parfait comme d'habitude, le message que l'on va donner, sera porté par les athlètes et non par les politiques, les administratifs… On va porter la jeune génération grâce aux athlètes. On va inclure le sport dans une réalité sociale.

Comment faire pour que tous les Français se sentent concernés ?

On a déjà envoyé un gros signal en donnant les épreuves de voile Marseille. Les deux grandes métropoles françaises les plus connues à l'étranger sont concernées. On va ouvrir ainsi des liens avec les grandes métropoles. Ensuite, on va associer tous les territoires. Les Jeux, c'est sept ans d'activité de promotion sportive à travers la culture, l'éducation, l'histoire. Pendant quatre ans dans 28 villes il y aura 28 compétitions de tests des sports olympiques, tes Test Events.

Sources : BFM TV


Paris 2024 compte ses soutiens

Le CNOSF a lancé vendredi 25 septembre 2015 sa campagne de mobilisation populaire pour la candidature de Paris pour les JO 2024. Une étape importante pour le dossier français.

Quand est née cette candidature ?

Après avoir subi une série d'échecs (1992, 2008 et 2012), la prudence a d'abord été de mise sur la question d'une éventuelle candidature, à l'image des propos emprunts de pragmatisme de la part de la maire de Paris, Anne Hidalgo, en novembre 2014 : «Passer du rêve à la réalité suppose de la méthode, de se poser les bonnes questions. A ce jour, il n'y a aucune raison ni de fermer ni d'ouvrir la porte à une candidature olympique de Paris.» Ce qui contraste alors avec l'enthousiasme du Président de la République, François Hollande, qui se projette déjà vers ce qu'il décrit comme «moment de ferveur».

Trois mois plus tard, les doutes sont levés : Anne Hidalgo réserve un accueil chaleureux au rapport de l'enquête d'opportunité à une candidature française, puis c'est au tour du Conseil de Paris d'émettre un avis favorable en avril. Les doutes sont levés, ne reste plus que l'officialisation : elle intervient le 23 juin dernier.

Qui sont les concurrents de Paris ?

La liste officielle des candidats aux JO 2024 a été présentée le 16 septembre dernier et la concurrence sera de taille : Hambourg, Rome, Budapest et surtout Los Angeles sont également sur les rangs. La «Cité des anges» fait figure d'adversaire le plus sérieux et possède déjà la majorité des infrastructures nécessaires à l'organisation d'une telle manifestation. L'édition des Jeux d'été 1984, qu'elle avait organisée, est restée dans la mémoire collective comme une belle réussite…

Rome et Hambourg sont par ailleurs des outsiders de taille mais Paris part avec des atouts : budget prévisionnel modéré (6,2 milliards d'euros), dossier technique déjà quasi arrêté et monde sportif déjà mobilisé.

Qui mène le dossier de candidature ?

C'est une gouvernance bicéphale qui a été mise en place pour piloter la candidature parisienne : Bernard Lapasset, président de la Fédération internationale de rugby, pour les questions institutionnelles et d'organisation ; Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë-kayak, pour sa connaissance du CIO et des athlètes.

D'un point de vue technique, les échéances se rapprochent déjà à grands pas : le premier dossier doit être remis début 2016 et plusieurs décisions majeures auront été prises d'ici-là. Marseille a récemment été désignée comme ville-hôte des épreuves de voile ; l'emplacement du village olympique doit être dévoilé d'ici fin septembre (trois sites sont en lice en Seine-Saint-Denis).

De manière générale, le processus de désignation des sites – «déjà bien entamé», dixit Lapasset - va désormais s'accélérer. C'est en effet un long sprint qui s'annonce jusqu'en février 2017, date à laquelle vont commencer les premières visites de la commission d'évaluation dans les villes candidates. Avant la désignation de l'heureuse élue en septembre 2017.

Quelle est l'ampleur du soutien ?

Parallèlement au calendrier technique, l'appel à l'adhésion massive du monde sportif a été enclenché très tôt, afin d'éviter l'écueil qui a - entre autres - coûté la victoire au projet Paris en 2008 et 2012, gérées à l'époque dans une logique un peu plus technocrate.

Quelque 80 sportifs étaient invités à l'Elysée par le chef de l'état dans le cadre des célébrations du 14 juillet ; 150 sportifs avaient participé au lancement officiel de la candidature de Paris le 23 juin dernier et autant sont attendus ce vendredi soir, derrière Tony Parker et Teddy Riner afin d'impulser l'opération «Je rêve des Jeux».


Celle-ci, qui consiste en une récolte de fonds pour Paris 2024, est donc l'occasion de compléter un tableau aux esquisses déjà prometteuses : après l'adhésion politique et sportive, ne manque en effet plus que la mobilisation populaire pour dynamiser pleinement la candidature parisienne.

Sources : l'Équipe






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