Actualité >

Contrat de la filière sport : Dossier

Le 30/03/2016

Contrat de la filière sport : Dossier



Signature de contrat de la filière sport


Mercredi 23 mars, Emmanuel MACRON, Ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Patrick KANNER , Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Matthias FEKL, Secrétaire d'Etat au Commerce Extérieur, à la Promotion du Tourisme et aux français de l'étranger, ont participé à la cérémonie de signature du contrat de la filière sport.

Les entreprises françaises démontrent sur tous les segments de l'économie du sport un savoir-faire et une expertise reconnus : matériel sportif, équipements, gestion des infrastructures, organisation évènementielle, billetterie, ou encore architecture, BTP, énergie, transports, gestion des flux, sécurité, économie numérique. Le marché représente près de 60 000 emplois (hors pratique sportive) et un chiffre d'affaires de 35 milliards d'euros par an, soit près de 2% du PIB. Afin d'accompagner cette dynamique, ainsi que le projet de candidature française aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, les ministres ont décidé en avril dernier de mettre en place un comité stratégique de filière sport.

Celui-ci (composé de 120 acteurs et animée par Olivier GINON, président de GL Events), a rendu mercredi 23 mars ses conclusions quant à la la préfiguration de la filière.

La cérémonie de signature de la filière a été l'occasion de dresser les 4 axes majeurs autour desquels s'articuleront les travaux à venir de la filière :

renforcer les coopérations entre les acteurs de la filière ;
renouveler l'écosystème du financement des équipements sportifs ;
promouvoir l'innovation ;
aider à la structuration de l'offre française à l'international, notamment au travers de la réalisation d'un démonstrateur virtuel des savoir-faire des entreprises françaises, l'identification d'actions pilotes et la mise en place de clubs export dans quelques marchés prioritaires, sur la base d'appels à projet, en lien étroit avec Business France.


Télécharger le contrat
Source : MVJS




L'économie du sport en pleine croissance


Pas moins de trois ministres ont lancé mercredi 23 mars le comité de filière sport, dont la présidence a été confiée au patron de GL Events, poids lourd de l'événementiel sportif. L'objectif est de mettre autour de la même table opérateurs privés et publics pour développer encore le chiffre d'affaires d'un secteur, qui pèse déjà 1,8 % du Produit intérieur brut, générant 275 000 emplois.

Il a fallu pas moins de deux ministres, Emmanuel Macron (économie), Patrick Kanner (ville, jeunesse et sport) et d'un secrétaire d'État, Mathias Fekl (commerce extérieur) pour signer mercredi 23 avec Olivier Ginon, patron de GL Events, le contrat de la filière du sport, une des plus dynamiques du paysage économique français.

Avec ses 37 milliards de chiffre d'affaires annuels représentant 275 000 emplois directs (plus de 400 000 en comptant les emplois indirects) l'économie du sport est encore loin des poids lourds de l'industrie.

Mais ce Petit Poucet marche à grand pas sur les traces des meilleurs élèves de l'économie, dans la foulée de la croissance de la pratique sportive passive (spectateurs, téléspectateurs) ou active (pratiquants).

En avant pour Paris 2024

L'installation d'un comité de filière chargé de fédérer toutes les forces du pays prend tout son sens à 80 jours de l'ouverture de l'Euro qui est un événement économique autant que sportif.

La création de ce comité a été imaginée en avril dernier, dans la foulée de la candidature de Paris pour les Jeux olympiques de 2024, juste avant l'annonce officielle de juin 2015. Tout sauf un hasard.

Une task-force, comme en Angleterre

Il s'agit pour les partenaires publics et privés du sport de prendre exemple sur Londres, ou les Jeux de 2012 ont été précédés de la mise en place d'une task-force d'entreprises et d'administrations pour valoriser le savoir-faire sportif britannique.

Réalisant 1,8 % du Produit intérieur brut, la filière sport lorgne sur les 2,3 - 2,4 % qu'on affiche outre-manche. Ce comité de filière sera là pour aider les professionnels privés et publics à ramer dans le même sens, mutualisant les gains, mais aussi les risques.

Un cadre réglementaire et fiscal à revoir

Une des grandes caractéristiques du sport français est que les opérateurs professionnels sont privés et les enceintes où ils opèrent (stades, piscines) publiques. Le fameux PPP, partenariat public-privé, qui a présidé à la construction de la plupart des stades depuis trente ans, prodiguant les bénéfices au promoteur-constructeur et laissant les charges aux collectivités territoriales, a vécu.

Un des premiers chantiers du comité de filière sera donc de le remettre sur le métier. Comme il faudra vite revoir la fiscalité des métiers du sport, dont le taux de TVA varie d'une activité à l'autre, avantageant le sport passif. Acheter un billet de stade est taxé à 5,5 %, mais louer un vélo à 20 %.

Objectif export

Composé de 112 acteurs, dont 14 opérateurs publics et 76 entreprises, ce nouveau comité de filière veut se donner les moyens de mettre de l'ordre dans un secteur performant secteur par secteur, mais dont l'ensemble boîte. La France regorge de petits fabricants d'équipements sportifs, qui manquent de visibilité dans les antennes économiques des ambassades pour se développer à l'exportation.

Beaucoup de petites entreprises sont aussi en train de naître dans le domaine du sport connecté (montres, compteurs, applications) et elles ont un cruel besoin de soutien logistique pour se développer. Longtemps parent pauvre de l'économie, le sport ne dispose pas encore des mêmes outils que d'autres secteurs : un centre d'études et une banque de données statistiques sont à l'étude. Charge au comité de filière de les mettre sur pied.

Jean-François FOURNEL


Source : La Croix




Equipements sportifs :
le gouvernement prône un engagement plus massif du secteur privé


Le sport, c'est aussi de l'économie. Voilà résumée en une phrase la philosophie de la filière de l'économie du sport sur laquelle travaillent depuis bientôt un an de nombreux protagonistes sous la houlette des ministères de l'Économie et des Sports. Couronnement de ce travail, le "contrat de la filière sport" a été signé mercredi 23 mars par une dizaine d'acteurs*, dont trois ministres.
Le sport en France, ce sont 410.000 emplois directs et indirects, et un peu moins de 2% du PIB. Mais c'est surtout une filière très peu structurée d'un point de vue économique. D'où l'idée de rassembler ses différents acteurs – entreprises privées, opérateurs publics, ligues et fédérations sportives, clubs et sportifs. Les travaux, débutés en avril 2015, ont débouché sur la définition de quatre axes, eux-mêmes déclinés en vingt-cinq actions.
Parmi les axes, aux côtés du renforcement des coopérations entre acteurs de la filière, de la promotion de l'innovation et de la structuration de l'offre française à l'international, on retrouve un sujet crucial pour les collectivités territoriales : le renouvellement de l'écosystème du financement des équipements sportifs. En la matière, les actions prioritaires vont porter sur une meilleure connaissance des besoins en équipements, sur un renforcement de la sélectivité des investissements et, surtout, sur un rééquilibrage des parts publique et privée dans les investissements. Selon Bercy, le taux d'investissements privés dans les équipements sportifs de proximité serait en effet extrêmement faible.

Anticiper un désengagement des collectivités locales

Parmi les pistes de travail, si des cofinancements par les acteurs du secteur de la santé sont évoqués, des actions plus précises ont déjà été définies. Il s'agit d'abord d'intégrer les équipements sportifs au chantier gouvernemental de simplification des normes. Problème : les normes sportives, édictées par les fédérations agréées, viennent souvent de plus haut, des fédérations internationales. Il s'agit encore de réfléchir à la possibilité pour les collectivités d'octroyer des garanties d'emprunt aux clubs professionnels souhaitant construire leur propre équipement. Il s'agit enfin de donner au CNDS (Centre national pour le développement du sport) un rôle moteur dans l'innovation en matière de conception des équipements. A ce titre, un ou deux concours d'idées annuels pourraient voir le jour.
On l'a bien compris, à travers ce contrat de la filière sport, l'État cherche à encourager une implication beaucoup plus importante du secteur privé dans le financement des équipements sportifs. Et, parallèlement, à désengager le secteur public.
En creux, il se dit encore que l'engagement du secteur privé dans la filière sport pourrait également servir de filet de sécurité pour le cas où, comme on semble le craindre du côté des ministères de l'Économie et des Sports, les collectivités territoriales, en prise à d'importantes difficultés budgétaires, venaient à couper dans leurs dépenses consacrées au sport.

Jean Damien Lesay



*Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Matthias Fekl, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Olivier Ginon, PDG de GL Events, Jean-Pierre Mougin, vice-président du CNOSF, Virgile Caillet, délégué général de la Fifas (Fédération des industriels et fabricants d'articles de sport), Pierre Gogin, président délégué de la FPS (Fédération professionnelle des entreprises du sport et des loisirs), Pierre Gattaz, président du Medef, François Asselin, président de la CGPME.


Source : Localtis





Moteur de Recherche