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Le Sénat relève de 64 millions d'euros le budget des Sports

Les sénateurs se sont opposés ce lundi à la baisse des recettes du Centre national pour le développement du sport, qui avait été votée par l'Assemblée nationale.




Le ministère des Sports fait partie des ministères dont le budget va sensiblement baisser l'an prochain. Le sort réservé au Centre national pour le développement du sport (CNDS), cet opérateur qui joue un rôle important dans la promotion du sport dans les territoires, a préoccupé plusieurs sénateurs de la droite et du centre. Il a également été dénoncé en séance par le sénateur communiste Éric Bocquet.

Financées en grande partie grâce à un prélèvement sur les sommes misées à la Française des Jeux, les ressources de ce Centre national sont amenées à diminuer de quasiment de moitié, selon le projet de loi de finances 2018, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale.

Inacceptable pour les sénateurs Michel Savin (Les Républicains) et Claude Kern (Union centriste), qui ont proposé de ramener de 74 à 138 millions d'euros le plafond de ce prélèvement affecté au CNDS. Leur amendement a été porté dans l'hémicycle par Christine Lavarde (LR), avant d'être adopté en séance ce lundi soir.
"Signal extrêmement négatif"

La sénatrice, triathlète, a qualifié l'orientation budgétaire du gouvernement de "signal extrêmement négatif", à l'heure où la France s'engage dans la préparation des Jeux olympique de 2024. Il faut désormais y ajouter l'organisation du mondial 2023 de rugby, rappelle-t-elle (voir la vidéo en tête).
"C'est très bien d'être candidat à beaucoup de choses, mais arrive le moment où la facture est là", a rappelé Roger Karoutchi (LR), parlant d'un "amendement a minima" face aux investissements à venir.






"Je pense que vous entendrez aussi que les équipements nécessaires pour l'organisation des JO 2024 ne seront pas forcément intégralement réalisés en 2018", a répliqué le nouveau secrétaire d'État de Bercy, Olivier Dussopt, pour sa première journée sur les bancs du gouvernement au Sénat.

L'ancien député socialiste est venu au secours du gouvernement, en affirmant que la baisse des ressources du CNDS était "assez largement compensée" par différents mécanismes et que les Jeux de 2024 feraient "l'objet d'un financement particulier".





"Le montant n'y est pas", a rétorqué Christine Lavarde, soulignant que l'amendement porté par son groupe avait été adopté dans les mêmes termes en commission à l'Assemblée nationale, sous l'impulsion du rapporteur général Joël Giraud (LREM), avant d'être retiré en séance publique.

"Il faut avoir des champions dignes de ce nom en 2024"

La sénatrice a jugé que la question de la sauvegarde des ressources du CNDS dépassait largement celle des infrastructures :

"En matière de sports, il faut préparer les jeux olympiques de 2024 au-delà des seules infrastructures sportives et il faut notamment former les jeunes générations pour avoir des champions dignes de ce nom en 2024 – c'est un des rôles du CNDS – donc il me semble important de préserver ces crédits."

Source : Public Sénat



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