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La filière sport française veut se muscler davantage encore




Un peu plus de trois ans après l'installation de son « comité stratégique », la filière Sport française se prépare à un nouveau pas en avant dans sa structuration. Avec le même objectif : permettre à ses acteurs de mieux se positionner pour l'organisation des grands événements, tant à l'étranger qu'en France.

Sous la houlette des ministères de l'Economie et du Sport, il est envisagé de créer un groupement d'intérêt économique (GIE) réunissant des entreprises membres de la filière mais aussi des fédérations et ligues et des organisations patronales.

Panel assez diversifié

Sur le papier, le projet pourrait concerner, entre autres, le champion français de l'hôtellerie Accor, le groupe bancaire BPCE, la Française des Jeux, le géant de la restauration collective et des services aux entreprises Sodexo, ou encore le mastodonte du BTP et des concessions Vinci. Au-delà de ses poids lourds, le GIE a également vocation à accueillir des PME. A ce propos, Doublet, le fabricant de drapeaux et autres supports de marques, et Poma, « le leader mondial du transport par câble », sont des exemples cités. Globalement, indique-t-on notamment au ministère des Sports, il s'agirait de réunir « un panel assez diversifié de 30 à 50 entreprises », tout au moins dans un premier temps. A ce stade, la filière en compte en effet au moins 250.

Dans cette affaire, le PDG de GL events , Olivier Ginon, a un rôle moteur en tant que vice-président de la filière sport. On le dit même missionné par le président de la République. « J'ai accepté la mission à condition qu'il y ait une dynamique, et, notamment, qu'on amène en meute les petites entreprises », commente Olivier Ginon.

Potentiel

« L'idée du GIE est d'aider à formaliser des groupements, à accompagner les entreprises, les plus petites comme les plus grandes, à mieux se préparer dans la perspective des grands événements », explique le patron de GL events. Le potentiel est colossal avec des JO tous les deux ans du fait de l'alternance Jeux d'hiver/Jeux d'été, les Coupes du monde de football et de rugby tous les quatre ans, sans parler des autres événements. « Pour sa part, GL events réalise 70 à 100 millions d'euros de chiffre d'affaires par an avec ces grands événements. Mais, au global, l'enjeu porte sur des milliards d'euros », précise Olivier Ginon.

Selon un calendrier prévisionnel récemment révisé, le GIE devrait être présenté aux entreprises dans la première quinzaine de septembre.

Ambitieux

La question du financement du GIE reste un élément clef à traiter. Les discussions portent sur le versement par ses membres d'une cotisation, laquelle serait calculée en pourcentage de leur chiffre d'affaires, le taux étant proportionnel à sa taille. « Il faut que la cotisation ne soit pas trop élevée pour que les entreprises adhérent », observe Olivier Ginon.

Source : Les Echos



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